Une journée au festival des Cinémas d’Afrique

La 19e édition du festival des Cinémas d’Afrique du Pays d’Apt a eu lieu du 10 au 16 novembre. Nous nous y sommes rendus une journée. L’occasion de recueillir les impressions du public, des organisateurs du festival et du jury lycéen. Photos : © Vero Martin

Le festival des Cinémas d’Afrique du Pays d’Apt accueille chaque année des réalisateurs venus de différents pays du continent Africain. Avec 13 pays représentés, 12 fictions, 11 documentaires et 12 courts métrages, le public avait l’embarras du choix. Cette diversité montre la créativité nouvelle, autant dans la technique que dans les sujets abordées, et offre un tableau culturel large et riche. Les réalisateurs expriment à travers une esthétique nouvelle et différente, des sujets et enjeux qui leur tiennent à cœur comme la condition des femmes, l’altérité ethnique et les questions de l’environnement. Ce festival est l’occasion pour ces films et leurs réalisateurs d’être mis en lumière, même si de plus en plus de films commencent à être exposés et primés dans d’autres festivals.

Si la qualité des films est au rendez vous, celle du public l’est également. Un public qui s’intéressent de plus en plus à ces cinémas venus d’Afrique, avec une véritable réflexion cinématographique et sociétale.

Chaque année, un jury lycéen récompense un film dans trois catégories différentes : longs-métrages fiction, longs-métrages documentaire et courts-métrages. Cette expérience permet à ces adolescents d’acquérir une connaissance cinématographique et culturelle sur des pays et des territoires qu’ils ne connaissent peu ou pas. C’est un accompagnement tout au long de l’année avec Tahar Chikhaoui qui leur propose des projections et des rencontres cinématographiques en dehors du festival.

Durant cette journée, nous avons pu voir deux films. Méduse noire, de Ismaël et Youssef Chebbi. Une fiction aride et déconcertante. Et Marcher sur l’eau de Aïssa Maiga. Un documentaire, récompensé par le jury lycéen, sur la question de l’eau dans certains territoires en Afrique. Nous avons également assisté à la rencontre avec Aïssa Maiga, où elle nous parle de son parcours et des difficulté de son métier en tant que femme.

Dans ce podcast, nous avons rencontré Marie Clemm, directrice du festival et Sébastien Lauro-Lillo, vice-président, qui nous expliquent comment ce festival permet à des réalisateurs, manquant d’une représentation médiatique, d’être mis en valeur. Des spectateurs nous ont donné leur point de vue sur les Cinémas d’Afrique. Des adolescents nous racontent leur expérience de jury lycéen. Enfin Olivier Barlet, conseiller à la programmation, parle de l’enjeu de ce festival.

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